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    Identité des clubs de L1 en 2012-2013

  • A l’image de la France (photo publiée sur l'équipe

    A l’image de la France (Photo publié sur lequipe.fr)

  • La passion partisane : derbies et identités azuréennes (photo nice-matin.com du 2 avril 2011)

    La passion partisane : derbies et identités azuréennes (photo nice-matin.com du 2 avril 2011)

Destin de vaincus

Blog>Général

paru le 30/06/2013

Quel est donc le sort réservé aux vaincus de la Ligue 1 de football professionnel ? Combien de temps ces damnés sont-ils restés au purgatoire ? Qui est tombé en enfer et qui est retourné au paradis ?

Pour la dernière décennie (2001-2002 / 2010-2011), dix-neuf clubs se sont partagés les trente places de relégués (les relégués des deux dernières années sauf Caen et Troyes, « récidivistes », n’ont pas été pris en compte). Une division entière qui se ballade entre les Ligues 1 et 2 et parfois le National. Dans ce championnat de perdant, la palme revient à Troyes et à Metz (3 relégations) Même en comptant des relégations en amateur, ces deux équipes restent les championnes (4 relégations).

Quel est donc le sort réservé aux vaincus de la Ligue 1 de football professionnel ? Combien de temps ces damnés sont-ils restés au purgatoire ? Qui est tombé en enfer et qui est retourné au paradis ?

Pour la dernière décennie (2001-2002 / 2010-2011), dix-neuf clubs se sont partagés les trente places de relégués (les relégués des deux dernières années sauf Caen et Troyes, « récidivistes », n’ont pas été pris en compte). Une division entière qui se ballade entre les Ligues 1 et 2 et parfois le National. Dans ce championnat de perdant, la palme revient à Troyes et à Metz (3 relégations) Même en comptant des relégations en amateur, ces deux équipes restent les championnes (4 relégations).

Le tableau suivant montre la situation actuelle des clubs et le nombre d’années passées dans la division. Accédant cette année en Ligue 1, Monaco, Nantes et Guingamp sont logiquement accrédités de zéro année. Cela ne donne que quatre clubs revenus du purgatoire de la Ligue 2. Et, parmi ces quatre, on peut considérer que seul Lorient et Montpellier sont redevenus de véritables pensionnaires du « paradis » car Ajaccio et Bastia restent les petits nouveaux qui doivent consolider leur situation.

 

 

A l’opposé, cinq clubs seront en « enfer » en 2013-2014. Au cours de la décennie, huit clubs, tel des Icare se brulant les ailes, sont allés faire un tour chez les amateurs et seuls Grenoble, Strasbourg, Boulogne n’en sont toujours pas revenus : Grenoble et Strasbourg sont d’ailleurs les anges déchus du football français. Les cinq autres ex-pensionnaires sont Metz, Bastia, Guingamp, Istres et Troyes. A noter que Bastia et Guingamp sont des Phœnix puisqu’après ce passage, ils sont de nouveau en Ligue 1.

 

 

L’argent étant le nerf de la guerre, au bout de la troisième année en Ligue 2, les damnés perdent les avantages budgétaires de la Ligue 1 et se retrouvent à se serrer la ceinture. L’habitude d’un train de vie de « riches » disparait et leur appauvrissement soudain devient un handicap.

 

 

 

Une fois sur deux, les clubs remontent en Ligue 1 au bout de deux ans. Après, le calvaire dure cinq années pour les deux tiers des clubs restant (Ajaccio, Le Havre, Montpellier, Troyes, Bastia, Guingamp). Le plus surprenant, c’est que quatre de ces clubs joueront en Ligue 1 cette année. Encore plus surprenant, les relégués qui ont passés plus de quatre années au purgatoire sont plus nombreux à jouer en Ligue 1 (6) cette année que ceux qui n’y sont restés que deux années (2). Apparemment le nombre d’années forge le caractère d’une équipe. Ou alors, ceux qui remontent rapidement n’ont pas tiré toutes les leçons de leur première relégation.

 

 

 

Cette troisième année charnière, Monaco ne la connaîtra pas. Les dirigeants monégasques doivent-ils s’en inquiéter ? Tous ceux qui sont remontés en moins de deux ans sont retournés faire un petit tour en Ligue 2. Si, malgré tout le flot d’argent se déversant sur le rocher monégasque, cela devait se vérifier, le comique rejoindrait la tragédie sportive.

Lens et Arles-Avignon connaîtront cette troisième année en 2013-2014. Le cas de Sedan n’est pas là pour les rassurer. Seule équipe à être remontée au cours de cette difficile troisième année, cela n’a pas porté chance puisqu’elle descend cette année en National. Lens a déjà subi deux relégations. Les parcours équivalents de Nantes, du Havre et de Caen sont rassurants. Mais et ceux de Troyes, Strasbourg, Metz, Sedan qui ont connu le National ?

Le cas Arles-Avignon est un peu particulier. 4 années de professionnalisme dont une en Ligue 1. Il est véritablement le petit poucet du football professionnel. Pour réaliser l’exploit de remonter en Ligue 1, il devra voler les bottes de l’ogre. Huit équipes ont vécu cette année charnière (Ajaccio, Bastia, Guingamp, Le Havre, Le Mans, Lorient, Metz, Montpellier, Sedan et Troyes). Le Havre et Sedan sont les seules à avoir fait un meilleur résultat que lors de la seconde année. Mais, comme toutes les autres équipes, elles ont fait un moins bon résultat.

En théorie, ces deux clubs ne devraient pas performer. 11ème et 12ème de Ligue 2, ils ont respectivement un matelas de 5 à 6 places sur la première place de relégué. Ils ne leurs restent plus qu’à méditer sur les parcours de Lorient la majestueuse (10 places de perdues avant une remontée la quatrième année) ou de Metz la damnée (13 places de perdues avant une relégation l’année suivante).

 

 

 

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